... mit dem Kopf noch weg...
Nach einigen schönen Tagen in der Hitze von Buenos Aires sind wir nun seit Weihnachten wieder auf Schweizer Boden. In Buenos Aires konnten wir wieder bei Ines und Sergio wohnen und Argentinien "auspendeln" lassen. Muchas Gracias!!!
So eine Reise verändert schon etwas- nur schon dass ich plötzlich gerne "Latino-Sound" höre mit dem ich vor einigen Monaten nichts anfangen konnte oder bin fast versucht Milchpulver für den Kaffee zu kaufen.. Zurückblickend ist unsere Reise viel zu schnell vorbeigegangen- als wären wir gestern abgeflogen. Nun beginnt dann für uns der Schweizer Alltag wieder... das wird wohl zumindest für mich schwerer als vorgestellt...
Vorläufig wird dieser Reiseblog etwas pausieren... aber wir haben fest vor es wieder zu reaktivieren. Ideen/Pläne haben wir genug...
Sonntag, 8. Januar 2012
Samstag, 17. Dezember 2011
Lapataia - am Ziel... / au but... / a la meta...
Mit Tränen in den Augen aber einem Lächeln auf dem Mund sind wir fit und zwäg am Ende der Strassen und am Ende unserer Reise im Süden des amerikanischen Kontinents angekommen.
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Avec les larmes aux yeux mais le sourire aux lèvres, nous sommes bien arrivés à la fin de la route et à la fin de notre voyage au sud du continent américain.
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Con lagrimas en los ojos pero con una sonrisa en la boca, llegamos bien al fin de la carretera y al fin de nuestro viaje al sur del continente americano.
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Avec les larmes aux yeux mais le sourire aux lèvres, nous sommes bien arrivés à la fin de la route et à la fin de notre voyage au sud du continent américain.
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Con lagrimas en los ojos pero con una sonrisa en la boca, llegamos bien al fin de la carretera y al fin de nuestro viaje al sur del continente americano.
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Samstag, 10. Dezember 2011
toujours à Tolhuin...
Pas facile de décoller de cette délicieuse boulangerie! Pas non plus facile de se décider à attaquer la toute dernière étape du voyage. Nous repoussons notre arrivée à Ushuaïa pour que l'aventure dure le plus longtemps possible. J'ai déjà les larmes aux yeux à l'idée de quitter ce continent et ses habitants.
Je compte sur les heureuses retrouvailles avec ma famille et mes amis pour adoucir notre retour en Suisse, mais je sens déjà que ce ne sera pas simple. (Wie recht sie doch hat- seufz!)
Mais bon, si l'on reste ici plus longtemps on va prendre des kilos et des kilos...c'est dangereux de manger gratuitement dans une banlangerie ;o)
Je compte sur les heureuses retrouvailles avec ma famille et mes amis pour adoucir notre retour en Suisse, mais je sens déjà que ce ne sera pas simple. (Wie recht sie doch hat- seufz!)
Mais bon, si l'on reste ici plus longtemps on va prendre des kilos et des kilos...c'est dangereux de manger gratuitement dans une banlangerie ;o)
Freitag, 9. Dezember 2011
Tolhuin, Tierra del Fuego, Argentina
Terre de Feu, terre de rêve,...terre où l'on avance sans pédaler, où les pinguins chantent pour se rassembler, où les autruches cotoient les flaments roses et où le soleil oublie de se coucher le soir! Beaucoup d'impressions nouvelles sont venues ces derniers jours redorer notre image de la Patagonie qui jusqu'à présent ne nous avait pas émerveillé comme l'on s'y attendait de cette destination touristique super à la mode en ce moment.
Mais plus que de la Patagonie en soi, je pourrais écrire des lignes et des lignes sur l'hospitalité et la générosité des latino-américains et en particulier des argentins. Durant ces dernières semaines, au vu du vent soufflant toujours très violemment, nous avons le soir cherché, plus que d'habitude, des endroits à l'abri d'une maison pour planter notre tente. Nous avons ainsi dormi dans lieux autant variés qu'insolites. Pour exemples: un hangar où sont rangées en hiver les machines pour déblayer la neige et partagé l'apéro des deux travailleurs restants postés ici toute l'année, un poste de police (avec douche chaude à disposition), une salle d'attente à la frontière, ou encore, le meilleur, des estancias (grandes fermes d'élevage de moutons principalement). Il faut dire qu'ici, il y a en général entre 200 et 400 km entre les villages. Un poste de gendarmerie ou une ferme au milieu du désert est une aubaine.
Dans l'Estancia Concordia au Chili nous avons été reçu par Rigoberto, l'homme a tout faire de la maison qui nous a non seulement offert un lit dans la maison des travailleurs pour la nuit, mais également invité à partager le souper des 4 employés présents en ce moment (le plus àgé a 84 ans et travaille encore tous les jours avec les moutons!). Nous qui adorons la viande de mouton, on s'est régalé.
Dans l'Estancia Viamonte en Argentine c'est le patron Tomas qui nous a reçu, mis a disposition une maison vide pour nous installer pour la nuit et présenté à la cuisinière afin qu'elle nous accueille à l'heure du souper des travailleurs. De nouveau du mouton... ;o) mmm! Et biensûr toujours offert. Le lendemain matin nous sommes restés un peu plus longtemps afin de suivre la tonte des moutons. Cette estancia compte 40'000 ha de terrain, 20'000 moutons et 2'000 bovins. Une 20aine d'employés sont présents à cette saison. 5 personnes tondent la journée entière entre 800 et 1000 moutons. Un mouton est tondu en environ 3 minutes. La rapidité et l'habileté avec lesquelles ils manient animaux et tondeuse m'impressionnent. Les autres employés amènent les moutons, récupèrent la laine et trient les différentes parties directement. La laine se vend à différents prix suivant la qualité, le travail de tri est donc important. On resterait des heures à observer comment ce petit monde fonctionne mais la route nous rappelle et nous devons dire aurevoir.
Notre gîte du moment est tout aussi incroyable et va rendre mon papa jaloux... ;o). Nous sommes accueillis dans la boulangerie de Tolhuin (Panaderia) qui est aussi une "casa de ciclista". Mais ici, on ne dort pas seulement gratuitement, mais en plus on reçoit tous les croissants et pâtisseries (facturas y empanadas) que l'on veut à volonté!!! Cette générosité est juste incroyable et j'espère que nous saurons la reproduire chez nous en Suisse et accueillir ainsi toute personne qui toquera à notre porte.
Mais plus que de la Patagonie en soi, je pourrais écrire des lignes et des lignes sur l'hospitalité et la générosité des latino-américains et en particulier des argentins. Durant ces dernières semaines, au vu du vent soufflant toujours très violemment, nous avons le soir cherché, plus que d'habitude, des endroits à l'abri d'une maison pour planter notre tente. Nous avons ainsi dormi dans lieux autant variés qu'insolites. Pour exemples: un hangar où sont rangées en hiver les machines pour déblayer la neige et partagé l'apéro des deux travailleurs restants postés ici toute l'année, un poste de police (avec douche chaude à disposition), une salle d'attente à la frontière, ou encore, le meilleur, des estancias (grandes fermes d'élevage de moutons principalement). Il faut dire qu'ici, il y a en général entre 200 et 400 km entre les villages. Un poste de gendarmerie ou une ferme au milieu du désert est une aubaine.
Dans l'Estancia Concordia au Chili nous avons été reçu par Rigoberto, l'homme a tout faire de la maison qui nous a non seulement offert un lit dans la maison des travailleurs pour la nuit, mais également invité à partager le souper des 4 employés présents en ce moment (le plus àgé a 84 ans et travaille encore tous les jours avec les moutons!). Nous qui adorons la viande de mouton, on s'est régalé.
Dans l'Estancia Viamonte en Argentine c'est le patron Tomas qui nous a reçu, mis a disposition une maison vide pour nous installer pour la nuit et présenté à la cuisinière afin qu'elle nous accueille à l'heure du souper des travailleurs. De nouveau du mouton... ;o) mmm! Et biensûr toujours offert. Le lendemain matin nous sommes restés un peu plus longtemps afin de suivre la tonte des moutons. Cette estancia compte 40'000 ha de terrain, 20'000 moutons et 2'000 bovins. Une 20aine d'employés sont présents à cette saison. 5 personnes tondent la journée entière entre 800 et 1000 moutons. Un mouton est tondu en environ 3 minutes. La rapidité et l'habileté avec lesquelles ils manient animaux et tondeuse m'impressionnent. Les autres employés amènent les moutons, récupèrent la laine et trient les différentes parties directement. La laine se vend à différents prix suivant la qualité, le travail de tri est donc important. On resterait des heures à observer comment ce petit monde fonctionne mais la route nous rappelle et nous devons dire aurevoir.
Notre gîte du moment est tout aussi incroyable et va rendre mon papa jaloux... ;o). Nous sommes accueillis dans la boulangerie de Tolhuin (Panaderia) qui est aussi une "casa de ciclista". Mais ici, on ne dort pas seulement gratuitement, mais en plus on reçoit tous les croissants et pâtisseries (facturas y empanadas) que l'on veut à volonté!!! Cette générosité est juste incroyable et j'espère que nous saurons la reproduire chez nous en Suisse et accueillir ainsi toute personne qui toquera à notre porte.
Endlich: Los Pingüinos!
Den bekannten Nationalpark und Touristenmagnet "Torres del Paine" in Chile haben wir elegant ausgelassen. Mit den Worten von Doum den wir immer mal wieder antrafen ganz pragmatisch: "Hast Du ein Gletscher gesehen hast du alle gesehen... ". Gerne fuhren wir weiter durch die einsamen Gegenden und liessen die Pforten des Parkes hinter uns. In Punta Arenas an der Magellanstrasse angekommen wollten wir uns aber die Pinguine nicht entgehen lassen. Wir besuchten eine Kolonie mit Magellanpinguinen. Sehr interessante und schöne Tiere! Nachdem wir mit der Fähre die Magellanstrasse überquert hatten und in Tierra del Fuego (Feuerland) angekommen sind gings einsame Kilometer durch Schafgebiet. In der Estancia (Schaffarm) Concordia fanden wir Unterschlupf. Rigoberto, der Angestellte und Mann für Alles deckte den Tisch ungefragt für zwei Personen mehr zum Nachtessen- Gastfreundschaft auf patagonisch. Auf der Weiterfahrt wollten wir einen unterwegs erhaltenen "Geheimtipp" befolgen und eine Kolonie mit Königspinguinen besuchen. Untouristisch und gratis. Inzwischen steht dort ein Kassenhäuschen und der Eintritt von 12'000 chilenischen Pesos (ca. 24 SFr.) ist sogar für Patagonien sehr stolz. Genervt über diese Abzocke entschieden wir trotzdem uns diese Gelegenheit nicht entgehen zu lassen. So leicht kann man hier sonst nirgends Königspinguine sehen. Eigentlich ganz unspektakulär steht eine Gruppe von ca. 12 Pinguinen paarweise an einem Flüsschen nahe der Meeresbucht. Ab und zu bewegt sich mal einer, reckt den Kopf. Ansonsten passiert nicht viel, sie stehen dort. Zusammen mit zwei weiteren Besuchern sind wir ganz in diesen Anblick versunken. Hector, der "Bewacher" der Pinguine erklärt uns dass diese Pinguine am brüten sind. Er nimmt uns mit an den Strand wo eine andere Gruppe steht und sich vom Tauchgang in der Sonne aufwärmt. Auch hier ist keine Action- sie stehen, einer liegt. Für mich einer der schönsten Momente- hätte das nicht erwartet. Ich hätte diesen Tieren stundenlang zuschauen können. Im Gespräch mit Hector relativiert sich für uns dann der Eintrittspreis. Gleichentags als der Park eigentlich noch nicht geöffnet hatte waren zwei Besucher hier, wollten wohl lustige Fotos mit den Pinguinen machen. Haben sie an den Flügeln gezogen, gestossen und gestört. Unglaublich wie doofe Leute es gibt!!! Im Gästebuch hatten sie sich als Reiseleiter eingetragen- na dann... Da bezahl ich gerne was wenn ich weiss dass jemand wie Hector Tag und Nacht in dieser Einsamkeit in seinem kleinen Bauanhänger auf dem Gelände ist, den Feldstecher umgehängt hat, etwa alle vier Tage mal weggeht um eine Dusche zu nehmen und über die Pinguine wacht. Wir zelteten an der Strasse gegenüber des Parkes. Am Abend liess uns Hector nochmals hinein. Ganz allein höckelten wir vor einer Gruppe Pinguine in der untergehenden Sonne... was gibt es schöneres?Auf der Weitefahrt wieder in Argentinien angelangt (man kann gerne mal den Grenzverlauf studieren) wurden wir bei der Estancia Viamonte (20'000 Schafe, 40'000 Ha), freundlich empfangen- neben Dach über dem Kopf gabs wieder Nachtessen und anderntags eine Führung inklusive Schafschur. Wir haben eine gute Reiserichtung- Nord nach Süd. Tendenziell haben wir nun meist Rückenwind. Dieser drückt uns teilweise mit über 40 Kmh vorwärts- ohne gross zu pedallieren. Wir haben Mitleid mit denen die uns entgegen kommen. Nun sind wir ca. 100 km vor Ushuaia in einer Panaderia (Bäckerei) untergekommen. Diese Panaderia ist mehr auch ein Kaffee-Restaurant und wohl DAS Ausflugsziel der Argentinier der Umgebung. Emilio der Besitzer lässt Veloreisende gratis in einem Zimmerli hinten im Lagerraum übernachten. Natürlich bekommt man die Jetons für die Kaffeemaschine und alle angebotenen Leckereien gratis... unglaublich diese Gastfreundschaft! Klar machen wir hier einen Tag Pause ;-) wir wollen aber auch unser Reiseende etwas hinauszögern, nicht zu früh in Ushuaia, dem Ende der Strasse und unserer Veloreise ankommen. Lange hab ich gedacht dass der Start in der Schweiz mit dem Büezer-Alltag nicht schwer wird... langsam hab ich aber immer mehr Schiss davor. So sehr hab ich den Nomadenalltag lieb gewonnen und mich daran gewöhnt... werd's ja dann sehen...
Ah ja- und im Gegensatz wie sich gewisse Touristen Kolumbien vorstellen: Nein, es wimmelt dort nicht von Bomben und Tretminen, es ist sehr schön dort!
Freitag, 25. November 2011
Dies und Das
A - BegegnungenMan trifft ja mit der Zeit so einige Veloradler, je mehr gegen Süden desto mehr. Einer davon ist Doum. Männer aufgepasst- es gibt Hoffnung: Doum, ein sportlicher Franzose, lediglich etwas in Europa gereist, zählt zarte 67 Lenze und hat Pfupf! Nun ist er auf eigene Faust mit dem Velo von Peru nach Ushuaia unterwegs (durch Bolivien) um mal etwas neues zu erleben. Chapeau!!! Er fährt nach einem genauen Programm das er von einem Kollegenpäärchen seines Sohnes hat. Sie sind diese Strecke in etwa sieben Monaten gefahren, er macht es in vier Monaten- halt einfach weniger Pausentage. An Pausentagen macht er siebenstündige Wanderungen um sich vom radeln zu erholen, wir hängen da schon einfach mal ein Tag faul rum. Praktisch ohne Spanisch und Englisch kommt er irgendwie durch. Beim packen ist er akribisch, auf jeder Tasche ist genau vermerkt was hineinkommt (pour chaque saccoche une liste... ca c'est une idee pour toi Johann- non?!), in den kleinen Rucksack kommt das Essen- und nur dort. Gibts für die nächsten vier Tage keine Einkaufsmöglichkeit (und das kommt hier vor) dann muss halt rationiert werden und ein Sandwich für zwei Mahlzeiten reichen. Zusammen sind wir den Gletscher Perito Moreno angucken gegangen. Wir wünschen ihm eine gute Weiterfahrt und eine gute Rückreise von Ushuaia via Buenos Aires, Lima, Bogota, Frankfurt nach Lyon (wer dieses Flugprogramm zusammengestellt hat sollte man Teeren und Federn)!
B - Patagonien
Patagonien ist schön- aber das weiss scheinbar jeder der eine GoreTex-Jacke hat und ist darum auch hier um ebendiese spazieren zu fahren oder bei einem der Mini-Trekkings die hier angeboten werden dem Wind auszusetzen. Wer einsame Landschaften und unberührte Natur sucht ist wohl im schönen Wallis besser (und nicht zwingend viel teurer) aufgehoben als hier- zumindest wenn man mit Rucksack und Bus unterwegs ist. An besonders beliebten Orten sind die Zeltplätze komplett ausgebucht und es ist noch nicht Hochsaison. Die wenigen Ortschaften die es hier gibt sind richtige Touristenzentren a la Davos oder Gstaad. Der North Face Faktor ist extrem hoch, Schweizer erkennt man recht zuverlässig am Mammut-Logo. Alles wird als patagonisches Extrem-Abenteuer angepriesen, da wird selbst ein Touribootstürli mit jeglicher Sorte Touristen-Stereotypen (Asiate mit Fotoapparat, Tussi mit Stöckelschuhen) zum Eisabenteuer. Ist man jedoch mit dem Velo zwischen diesen Zentren unterwegs hat man seine Ruhe, kann wirklich die Landschaft geniessen und wird lediglich ab und zu von Busen überholt und manchmal durch die Scheibe hindurch fotografiert. Verlange wohl bald pro Foto solo cinco Pesos. Muy barato! Pardon, mein Zynismus...
C - Plastiksäcke
Tja, mehr als ein Jahr haben wir uns über den enormen Verschleiss von Plastiksäcken in allen beradelten Ländern geärgert... vor allem weil ein Grossteil davon in der Natur landet. In Patagonien haben sie dieses Problem ganz pragmatisch gelöst: sie sind verboten, z. T. ohne Alternative wie Papiertaschentuch oder Kartons. Und wir haben nun plötzlich keine Säckli mehr um unterwegs Abfall zu sammeln, Joghurtbeutel zu verstauen oder sabbernde Früchte wegzupacken. Aber irgendwie muss man dieses Problem ja wohl anpacken...
D - Und HIER gibts was zwischen die Zähne...
Montag, 21. November 2011
El Chalten, Argentina, 17'477 km
Nous pensions avoir fait le plus dur de notre voyage avec la traversée de la Bolivie par les petites routes, mais c'était sans compter sur la Carretera Austral du Chili. Cette fameuse route qui relie du nord au sud ce pays tout en longueur a déjà couté des millions au Chili et reste encore de très mauvaise qualité sur la majorité de son parcours. Depuis Coyhaique, il n'y a plus d'asphalte nul part et les montées caillouteuses sont souvent très raides. Il faut dire que le Chili est un pays très découpé entre lacs, montagnes, falaises, fjords et le tout dans une forêt très dense, là où elle n'a pas été détruite par les nombreux incendies.
Comme toujours, nous ne choisissons pas le trajet le plus simple et décidons de prendre un ferry pour Chile Chico et de longer le lac Carrera General, le deuxieme plus grand lac d Amérique Latine après le lac Titicaca. On avait entendu que cette route était very hard, but very beautyfull. Nous nous lançons alors en nous concentrons sur le very beautyfull..mais le very hard nous rattrape très vite! Des pentes super raides, un vent de face à vous freiner même à la descente et vous faire tomber du vélo dans les contours,...bref on pousse une bonne partie de la journée. Pas facile non plus de trouver un endroit plus ou moins à l'abri du vent pour planter notre tente le soir. Après trois dures journées, nous retrouvons la carretera austral, qui est aussi difficile, mais quand-même moins. Par contre pas question de se reposer un jour. Nous avons un timing sérré, nous devons arriver à Villa O'Higgins, au terminus de la carretera austral le vendredi car il n'y a un bateau qu'une fois par semaine le samedi pour rejoindre l'Argentine. Ayant perdu du temps sur la route du lac, on doit mettre les gaz. On se lève tôt le matin et on s'arrête tard le soir, ce qui est ici enfin possible car nous avons maintenant de la lumière jusqu'à 21h30. Cela nous change de la nuit à 18h que nous avons eu tout au long de notre voyage. On apprécie de ne plus devoir cuisiner le soir à la lampe frontale.
Fatigués, mais heureux nous sommes arrivés à temps le vendredi à Villa O'Higgins. Dans ce petit village de 500 habitants, on a vraiment l'impression d'être arrivés au bout du monde. Qui a eu l'idée de venir jusqu'ici contruire un village?!?
C'est joli et on y resterait bien un jour pour se reposer, mais le lendemain matin à 7h30 nous sommes déjà en selle pour attaquer ce qui est pour moi la journée la plus dure de tout notre voyage. Je vous la raconte! Du village, ce sont 7 km de piste pour arriver au débarcadère. Jusque-là pas de souci, c'est tranquille à part que c'est tôt le matin et que je n'ai pas beaucoup dormi. Le bateau est à l'heure et nous quittons le port à 8h30 pour traverser le magnifique lac O'Higgins. A 11h nous arrivons à Mancilla, un petit port où il y a 3 maisons dont une est le poste de douane chilien. Nous passons faire tamponer notre passeport et attaquons la montée. Les 15 km jusqu'au col nous prennent environ 4h, le chemin est raide et caillouteux et on pousse une bonne partie du temps. Au milieu de la forêt soudain la petite route se termine et un imense panneau nous souhaite la bienvenue en Argentine. A côté, un petit sentier se dessine à travers les arbres. Cette fois, on ne peut même plus parler de piste. Je décrirais les prochains 7 km comme un mauvais chemin pédestre dans les préalpes ou le Jura. Il nous faudra plus de 4 heures pour en venir à bout. Le chemin monte et descent, entrecoupé non-stop de cailloux et racines. Nous devons passer par dessus des gros troncs d'arbres tombés au milieu du chemin, dans des marais ou l'on s'enfonce dans la boue, à travers des torrents et rivières d'eau glacée...on pousse, on soulève, on tire ou on porte nos vélos tout du long! Pendant les 4,5 premiers km, la bonne humeur est en rendez-vous et on rigole de ce passage aventurieux. Puis épuisement et hypoglycémie commencent à se faire sentir et finalement les larmes accompagnent mes derniers 2 km jusqu'à ce que Martin m'enfile un petit pain garni de "dulce de leche" (sorte de caramel à tartiner) dans la bouche. Il faut dire que pour clore en beauté, sur le dernier km, pourtant en descente, le chemin creusé par les chevaux est très profond et étroit si bien que nos saccoches latérales ne passent même pas. Nous devons les décrocher ou porter carrément le vélo entier chargé. Nos vélos pèsent entre 60 et 70 kg! Ouf, le dos commence à faire mal. Nous finissons cette journée avec un garde-boue cassé à mon vélo, le pied du vélo à Martin idem, nos saccoches ainsi que nos jambes pleines de griffures, mais grâce au dulce de leche (consommation de ce jour: 300gr! Désolée Pia!), nous arrivons avec le sourire à la Lagune du Désert vers 19h. Les douaniers argentins (seules personnes présentes dans ce petit coin perdu) nous accueillent avec une bonne bière et un petit pain tout frais sorti du four. Trop sympa! Par contre pour les modalités de douane, ils ne sont pas pressés et nous disent de nous installer tranquillement avec notre tente, on verra cela demain. A chaque jour suffit sa peine!
Nous nous endormons le soir épuisés mais satisfaits dans notre tente avec le "tic tic" de la pluie qui a heureusement attendu que nous soyons arrivés pour commencer.
Le lendemain matin, c'est un "pchit pchit" sur la tente qui me réveille. Je me motive à sortir le bout de mon nez pour vérifier mes doutes...Et oui, il neige! Brrr, vite je referme tout et me remballe dans mon sac de couchage pour dormir encore un peu. La photo du lever du soleil sur le fameux Fitz Roy n'est de toute façon pas pour ce matin. A 14h, c'est avec le soleil revenu que nous prenons notre bateau pour traverser la Laguna Del Desierto. Il nous reste encore 40 km de piste pour arriver à El Chalten. Martin me met la pression car il ne veut pas que les deux cyclistes portuguais derrière nous nous rattrapent. C'est notre 11ème jour de vélo de suite et arrivée à ce stade de fatigue, je ne suis plus en état de comprendre cet esprit de compétition typiquement masculin. Sorry Martin! Moi, c'est l'idée d'une bonne douche chaude, d'une petite bière noire argentine et un bon steak qui me donne le courage de pédaler encore.
Youpee, nous sommes finalement arrivés et nous nous reposons aujourd'hui afin d'être en forme pour attaquer notre prochain gros défit: la lutte contre le vent toujours plus violent du sud de la Patagonie!
Comme toujours, nous ne choisissons pas le trajet le plus simple et décidons de prendre un ferry pour Chile Chico et de longer le lac Carrera General, le deuxieme plus grand lac d Amérique Latine après le lac Titicaca. On avait entendu que cette route était very hard, but very beautyfull. Nous nous lançons alors en nous concentrons sur le very beautyfull..mais le very hard nous rattrape très vite! Des pentes super raides, un vent de face à vous freiner même à la descente et vous faire tomber du vélo dans les contours,...bref on pousse une bonne partie de la journée. Pas facile non plus de trouver un endroit plus ou moins à l'abri du vent pour planter notre tente le soir. Après trois dures journées, nous retrouvons la carretera austral, qui est aussi difficile, mais quand-même moins. Par contre pas question de se reposer un jour. Nous avons un timing sérré, nous devons arriver à Villa O'Higgins, au terminus de la carretera austral le vendredi car il n'y a un bateau qu'une fois par semaine le samedi pour rejoindre l'Argentine. Ayant perdu du temps sur la route du lac, on doit mettre les gaz. On se lève tôt le matin et on s'arrête tard le soir, ce qui est ici enfin possible car nous avons maintenant de la lumière jusqu'à 21h30. Cela nous change de la nuit à 18h que nous avons eu tout au long de notre voyage. On apprécie de ne plus devoir cuisiner le soir à la lampe frontale.
Fatigués, mais heureux nous sommes arrivés à temps le vendredi à Villa O'Higgins. Dans ce petit village de 500 habitants, on a vraiment l'impression d'être arrivés au bout du monde. Qui a eu l'idée de venir jusqu'ici contruire un village?!?
C'est joli et on y resterait bien un jour pour se reposer, mais le lendemain matin à 7h30 nous sommes déjà en selle pour attaquer ce qui est pour moi la journée la plus dure de tout notre voyage. Je vous la raconte! Du village, ce sont 7 km de piste pour arriver au débarcadère. Jusque-là pas de souci, c'est tranquille à part que c'est tôt le matin et que je n'ai pas beaucoup dormi. Le bateau est à l'heure et nous quittons le port à 8h30 pour traverser le magnifique lac O'Higgins. A 11h nous arrivons à Mancilla, un petit port où il y a 3 maisons dont une est le poste de douane chilien. Nous passons faire tamponer notre passeport et attaquons la montée. Les 15 km jusqu'au col nous prennent environ 4h, le chemin est raide et caillouteux et on pousse une bonne partie du temps. Au milieu de la forêt soudain la petite route se termine et un imense panneau nous souhaite la bienvenue en Argentine. A côté, un petit sentier se dessine à travers les arbres. Cette fois, on ne peut même plus parler de piste. Je décrirais les prochains 7 km comme un mauvais chemin pédestre dans les préalpes ou le Jura. Il nous faudra plus de 4 heures pour en venir à bout. Le chemin monte et descent, entrecoupé non-stop de cailloux et racines. Nous devons passer par dessus des gros troncs d'arbres tombés au milieu du chemin, dans des marais ou l'on s'enfonce dans la boue, à travers des torrents et rivières d'eau glacée...on pousse, on soulève, on tire ou on porte nos vélos tout du long! Pendant les 4,5 premiers km, la bonne humeur est en rendez-vous et on rigole de ce passage aventurieux. Puis épuisement et hypoglycémie commencent à se faire sentir et finalement les larmes accompagnent mes derniers 2 km jusqu'à ce que Martin m'enfile un petit pain garni de "dulce de leche" (sorte de caramel à tartiner) dans la bouche. Il faut dire que pour clore en beauté, sur le dernier km, pourtant en descente, le chemin creusé par les chevaux est très profond et étroit si bien que nos saccoches latérales ne passent même pas. Nous devons les décrocher ou porter carrément le vélo entier chargé. Nos vélos pèsent entre 60 et 70 kg! Ouf, le dos commence à faire mal. Nous finissons cette journée avec un garde-boue cassé à mon vélo, le pied du vélo à Martin idem, nos saccoches ainsi que nos jambes pleines de griffures, mais grâce au dulce de leche (consommation de ce jour: 300gr! Désolée Pia!), nous arrivons avec le sourire à la Lagune du Désert vers 19h. Les douaniers argentins (seules personnes présentes dans ce petit coin perdu) nous accueillent avec une bonne bière et un petit pain tout frais sorti du four. Trop sympa! Par contre pour les modalités de douane, ils ne sont pas pressés et nous disent de nous installer tranquillement avec notre tente, on verra cela demain. A chaque jour suffit sa peine!
Nous nous endormons le soir épuisés mais satisfaits dans notre tente avec le "tic tic" de la pluie qui a heureusement attendu que nous soyons arrivés pour commencer.
Le lendemain matin, c'est un "pchit pchit" sur la tente qui me réveille. Je me motive à sortir le bout de mon nez pour vérifier mes doutes...Et oui, il neige! Brrr, vite je referme tout et me remballe dans mon sac de couchage pour dormir encore un peu. La photo du lever du soleil sur le fameux Fitz Roy n'est de toute façon pas pour ce matin. A 14h, c'est avec le soleil revenu que nous prenons notre bateau pour traverser la Laguna Del Desierto. Il nous reste encore 40 km de piste pour arriver à El Chalten. Martin me met la pression car il ne veut pas que les deux cyclistes portuguais derrière nous nous rattrapent. C'est notre 11ème jour de vélo de suite et arrivée à ce stade de fatigue, je ne suis plus en état de comprendre cet esprit de compétition typiquement masculin. Sorry Martin! Moi, c'est l'idée d'une bonne douche chaude, d'une petite bière noire argentine et un bon steak qui me donne le courage de pédaler encore.
Youpee, nous sommes finalement arrivés et nous nous reposons aujourd'hui afin d'être en forme pour attaquer notre prochain gros défit: la lutte contre le vent toujours plus violent du sud de la Patagonie!
Samstag, 19. November 2011
Villa O'Higgins...
... oder das Ende der Welt. Recht abgekämpft sind wir in diesem kleinen Kaff (ca, 500 Einwohner) in der Mitte von nichts angekommen... immerhin- wir haben es geschafft! Aber der Reihe nach: Die ersten zwei Tage ab Coyhaique, der letzten grösseren Stadt, bis Puerto Ibanez waren gemütlich auf Asphalt. Wir mussten lediglich in Ibanez die Fähre nach Chile Chico erwischen, die fährt aber nur einmal pro Tag. Wir entschieden uns beim Lago, dem zweitgrössten See Südamerikas, für die untypischere Ostroute. Wir wussten dass diese Route von anderen Radlern als "hübsch aber hart" eingestuft wird... wir hatten uns wohl aber mehr auf das "hübsch" konzentriert. Kaum in Chile Chico in die Pedalen getreten blies uns ein heftigster Wind entgegen der uns oft nur im Schritttempo vorwärts kommen liess. Zum übernachten suchten wir uns ein windgeschütztes Plätzli in einer Schlucht- wurden aber in der Nacht doch immer wieder von den Windböen die am Zelt rüttelten geweckt. Der folgende Tag wird wohl mal für Stories an die Enkelkinder herhalten... Windböen rissen uns immer wieder aus den Pedalen, die heftigen Steigungen mit rutschigem Geröll zwangen uns oft das Velo zu schieben. Ich mag aber viel besser bergauf fahren als meine ca. 70kg Velogrümpel auf Schotter zu schieben. Einzige Aufsteller waren das super Panorama dem See entlang und der feine Kaffee eines Holländischen Reisebüslipaares. Gegend Abend als die Strasse Eben wurde und der Wind nach einer letzten Biegung plötzlich endete war die Strasse dann zentimetertief mit lockerer Erde bedeckt. Die Chilenische Art den Belag der Strasse zu erneuern. Leider war einfach noch keine Dampwalze darüber gefahren und wir sanken mit den Velos immer wieder ein. Also das Velo auf flacher Strasse vorwärts schieben. Na ja- an diesem Tag heulten wir beide mal... Wir machten nur sehr wenige Kilometer und kamen schlecht vorwärts. Wir hatten aber zwei weitere Fähren zu nehmen- und die letzte fährt jeweils nur jeden Samstag. Dieser Tag brachte unsere ganze Planung der nächsten Tage durcheinander und wir kamen gehörig in Stress. Also versuchten wir Zeit wett zumachen: früher aufstehen, länger fahren und mehr Kilometer die nächsten fünf Tage. Auf der ganzen Strecke gab es nur wenige Dörfer- für die letzten vier Tage mussten wir alles Essen mitnehmen und radelten durch wunderschöne einsame Berg- und Waldlandschaften mit Gletschern immer in Sichtweite. Ein paar knackige Steigungen zwischen den kleinen Auf- und Ab's sorgten für Abwechslung. Abends hiess es jeweils Zeltplätzli suchen- ist nicht schwer wenn mal eine Strecke ohne Zäune links und rechts der Strasse kommt, Zelt aufbauen, sich waschen im Bach, kochen, abwaschen und schlafen- wir sind jeweils k.o. Am Morgen sind wir sogar zu faul um unser Chacheli abzuwaschen, wir putzen es lieber mit kaltem Tee und WC-Papier- obwohl der See fünf Meter neben dem Zelt ist. Als Radler-Doping haben wir den Brotaufstrich Dulce de Leche entdeckt- Caramelsauce bestehend aus Zucker und Milch. Ein Beutel à 250 Gramm hält gerade mal etwa 2 Tage... Sorry Pia: Früchte dann wieder in anderen Längengraden. Schlussendlich sind wir nun Freitag Mittags in O'Higgins eingeradelt- hatten sogar noch Zeit um Wäsche und uns zu waschen- die letzten neun Tage hatten wir immer gezeltet- so genossen wir ausgiebig die heisse Dusche. Diese neun Tage gehören wohl zu unserer "härtesten" Etappe dieser Reise. Wohl auch darum weil wir immer unter Zeitdruck standen und nicht einfach mal Pause machen konnten. Am Samstag gehts nun mit der Fähre weiter um einen kleinen Wanderweg über die Grenze nach Argentinien zu nehmen.
Ach ja: Patagonia OHNE Zäune!
Ach ja: Patagonia OHNE Zäune!
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